Reform UK (Grande-Bretagne)
Le parcours de Nigel Farage à l'extrême droite commence très tôt. Ses camarades de classe et ses professeurs racontent ses propos racistes et antisémites d'alors (« Hitler avait raison », « gazez-les »...). L'un d'entre eux, d'origine nigériane, se voyait quotidiennement intimer l’ordre de retourner en Afrique. Mais Farage nie ou relativise, y compris face aux déclarations de ses anciens enseignants qui évoquent ses vues racistes et néofascistes.
Autour de Reform UK, des militants filmés en caméra cachée parlent de « ramener la corde », de transformer la police en force paramilitaire, d’expulser les musulmans des mosquées. Officiellement, ce ne sont que des individus, mais la ligne politique n’a jamais été tiède. En 2015, il parlait déjà d’un ennemi intérieur, d’une cinquième colonne œuvrant au Royaume-Uni et dans de nombreux pays de l’Union européenne. En 2016, la première affiche du Brexit, « Breaking Point », vise à effrayer en montrant des réfugiés syriens.
Interrogé sur le leader mondial qu’il admire le plus, il répond évidemment : « As an operator, I would say Putin. »